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Ecrit par Sherlock
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26-05-2008 |
Inconnu il y a encore peu le Dubstep a fait une remarquable percée dans notre beau pays. Au départ le courant a été un peu hâtivement associé au Grime mais en version instrumental. Rapidement le Dubstep a pris son indépendance devenant mouvement à part entière conquérant chaque jour plus de terrain. La lourdeur de son beat associé à la puissance de ses infra basses branchées en mode « Wooble » convertirent naturellement les kids anglais élevés aux soundsystems et aux musiques en « step » : Two-step, Break-step etc…
En un rien de temps pléthore d’artistes envahirent la toile de leurs productions et moult labels virent le jour (Tempa, Hyperdub, etc) le tout gonflé par les radios pirates prescripteurs des nouvelles tendances urbaines British.
Mais comment un style aussi insulaire et pointu à put pénétrer (en toute amitié bien sûr) nos charmantes régions ?
- « Parce que en France on aime bien danser chiant Monsieur !! » me hurlent certains détracteurs, et à mon avis ils n’ont pas tout à fait tort bien que leur analyse est un peu courte. En effet, nous autres continentaux aimons bien intellectualiser la musique histoire de nous la péter dans les dîners en ville. N’importe quel quidam verra son auréole s’accentuer quand il exprime sa passion du free jazz ou d’Aphex Twin tandis que le malotru (j’adore les expressions du moyen-age vous l’aurez remarqué) osant verbaliser son intérêt pour le, au hasard, Nu-breaks devra affronter des regard lourds de sous entendus, surtout s’il y a un journaliste de la presse spécialisée à table. Mais comme je le disais plus haut, cela n’explique pas tout. Depuis longtemps amateur de Reggae et par extension de Dub, le jeune Français s’est pris, et ce dès le milieu des 90’s, l’éléctro-dub dans la face grâce aux travaux effectués par un label tel que Jarring Effect pour ne pas le citer.
Le mélange d’électronique, d’ethnique, de Noisy Rock et d’expérimental qui caractérise l’éléctro-dub a certainement préparé nos petites esgourdes à l’arrivé du Dubstep. Mais n’oublions pas le travail de sape que pratique sur nos pauvres cerveaux soumis depuis plusieurs années le courant Minimale, qui nous a habitué petit à petit à un certain dépouillement musical. D’ailleurs les remixes qu’a réalisé le sieur Ricardo Villalobos pour Skream il me semble, montrent certains rapprochement entre les deux styles.
Pour compléter le tableau, un label comme Basic Channel qui dès le début des années 90 a fusionné le son de Détroit, Berlin et Kingston via les productions d’artistes tel que Maurizio et plus tard Rhythm and Sound (with Tikiman) a plutôt bien préparé le terrain.
Alors maintenant, quid du Dubstep à Lyon ?
Et bien il se porte plutôt bien grâce aux efforts d’artistes tels que les Frangins Polyghom ou encore des djs comme Shitwalker et Méta.
Leurs jeunesses laisse présager de bien belles carrières en perspective et leurs efforts n’en doutant pas risquent bien de populariser encore plus le genre et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre !!
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