Dans le cadre de leurs soirées « Coda on stage », la bible mensuelle de
la culture électronique (Coda, donc) avait choisit comme escale Lyon et
plus précisément la Plateforme.
Le plateau (des plus alléchants) composé du célèbre duo Krafty Kuts et
A-Skillz secondé par l’inénarrable Flore et du live Sunka se devait de
bénéficier d’une installation optimum. Donc, dès 10h du matin toute
l’équipe de Stop rec était sur le pied de guerre charriant avec le
sourire quelques kilos de caissons de basses.
Le montage effectué avec brio, la joyeuse troupe décapsule ses premières cannettes aux alentours de 13h.
En milieu d’après midi l’équipe de Coda débarque (l’énergique Gaby et le Charismatique Paulo) accompagné de Sunka. Le live pose ses machines et rencontre quelques problèmes techniques dû à une informatique des plus capricieuse.
“ Nous ne sommes plus à Lyon mais belle et bien sur une plage de Brighton” -- Sherlock Nous attendons tous avec une certaine fébrilité l’arrivée de nos deux stars made in U.K et aux alentours de 16h, gros coup de blues, Krafty Kuts à loupé son avion (maladie bien Anglaise s’il en est). Bon, A-Skillz est dans la place, et ce sympathique blondinet exécute rapidement son soundcheck. Tout est O.K et après un rapide tour à l’hôtel, toute la troupe se téléporte direction les locaux de radio Brume pour l’épreuve de l’interview. L’épreuve se déroule dans la bonne humeur, A-Skillz nous explique son parcours, Sunka décrit avec brio sa vision d’un live breakbeat et Flore disserte sur l’avenir de la scène breaks. Gaby et Paulo nous font part de leur vision journalistique et décrivent à merveille le concept des soirées « Coda on stage ».
Le soleil commence à pâlir, le vénérable Flambeur prend d’assaut les platines de la « Belle équipe » pour une before pleine de subtilité s’achevant par un titre de Galaxy 2 Galaxy ravissant les musiciens présent sur place qui tapent le « bœuf » avec lui.
22h30, retour à la plateforme où j’ouvre tranquillement les hostilités avec pour public mes plus fidèles ami(e)s, donc autant dire que je suis « décontracté du gland ». Les Electrons Libres incarné par Messieurs Akira et Kain se trémoussent vers les retours, les lumières s’agitent tranquillement, les danseurs arrivent, il est temps pour Flore de prendre les platines. La miss balance dans son set une belle énergie et les accros du dancefloor se retrouvent rapidement à onduler du popotin. N’Zeng du Peuple de l’Herbe rejoint la belle pour un back 2 back haut en couleur où alterne perles discographiques et démonstration de « beat juggling ».
Les heures passent comme dans un rêve, dans les loges, un joyeux bordel à la lyonnaise est en train de s’installer, mister BLK test son redoutable cocktail à base de sangria et de rhum (si, si), Thias rançonne les bouteilles de vodka, une certains Miss M se fait dédicacer le sommet de la fesse gauche (j’ai la photo) par A Skillz qui doit passer aux platines.
Là, nous ne sommes plus à Lyon mais belle et bien sur une plage de Brighton où s’entrechoquent hip-hop old school, party break et autre perle funk/soul. Des accapela improbables surgissent à chaque coin de disque, les instrus s’enchaînent à la vitesse de l’éclair et le bonhomme ne lâche pas les danseurs des yeux. La foule (bien que clairsemées) semble avoir les bras bloqués en l’air comme pour une « hola » improvisée. Je croise enfin le sympathique Shitwalker en pleine séance d’expression corporel sur la piste et tout le monde ne semble avoir qu’une seule phrase en bouche : - « putain, ça ouvre !! ». Le set de A-Skillz se termine par quelques classiques reggae salués par les ovations du public.
L’ordinateur de Sunka ayant planté, pas de live ce soir. Flore reprend les platines et test ses dernières productions sur le dancefloor qui réagit plus que positivement. La soirée s’achève tranquillement par un mini back 2 back entre Motorhaze et myself entourés par le noyau dur des breakerz lyonnais.
L’absence de Krafty Kuts fût un réel coup dur pour les promoteurs de la soirée et pour les aficionados du break. Malgré tout, A-Skillz à donné le meilleur de lui même et les autres dj présents ont mis toute leur énergie dans l’affaire. L’équipe de Coda, à travers ses soirées « Coda on stage » à délivré, une fois de plus la bonne parole électro. Souhaitons longue vie à ce concept.
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